Quelle est la différence entre la Cartomancie et la tarologie ? Qu’est-ce que la tarologie ?
Afin de répondre à ces questions, il est nécessaire de souligner tout d’abord quelques concepts liés au Tarot. Les cartes de Tarot sont-elles un instrument à utiliser exclusivement pour lire l’avenir ? Leur utilisation est-elle uniquement divinatoire ? Le mot « Cartomancie« , étymologiquement, est composé de deux termes : papier et manteìa. Ce dernier mot signifie divination. Par conséquent, la fortune signifie divin, deviner, prédire l’avenir par la lecture des cartes. Les cartes de tarot se manifestent sous forme de cartes. Comme on l’a déjà vu ailleurs, à Marseille au XIVe siècle, à l’Abbaye de San Vittore, les moines se voyaient interdire de jouer aux cartes à l’intérieur même des murs de l’Abbaye, en raison de leur enthousiasme frénétique, et celui des nobles eux-mêmes, pour ce type de jeu.
En 1337, l’interdiction, dans les statuts de cette abbaye, de jouer les « Paginae » (en latin : parchemin, page, papier) fut mentionnée. Ce terme pourrait se référer au jeu de cartes, car en 1408 les termes « carte à jouer » et « carte » sont utilisés dans la même phrase pour définir le même jeu. Le mot primitif pour carte à jouer aurait donc pu être « carte à jouer » parfois abrégé en « carte ». Telle est l’hypothèse du célèbre joueur de cartes Henri René D’Allemagne. Carta serait donc, même historiquement, le nom sous lequel le Tarot lui-même a été défini. En plus de leur usage divinatoire, c’est ainsi qu’au fil du temps, le mot « diseuse de bonne aventure » a pris son rôle actuel : l’utilisation des cartes pour lire l’avenir. C’est un terme qui a reçu une forte impulsion, surtout depuis le siècle dernier, avec le nombre croissant de personnes intéressées par l’étude et l’utilisation du Tarot, en même temps que la diffusion d’un grand nombre de jeux de cartes différents, c’est-à-dire différents jeux de Tarot, un peu « partout dans le monde. Est-ce que c’est une terminologie incorrecte ? À un certain niveau d’interprétation, certainement pas. Nous voulons dire qu’il est sans doute licite, d’un point de vue strictement linguistique, de définir la pratique de la divination par les cartes, le Tarot, comme un titre court. Mais bien qu’il s’agisse d’une définition plausible, elle est incomplète. Et elle est incomplète d’un point de vue ontologique, c’est-à-dire en référence à l’essence même du Tarot.
Revenons à l’hypothèse initiale : le Tarot est-il un instrument exclusivement divinatoire ?
Le Tarot, dans son ensemble, est une sorte de machine métaphysique dont le jeu de cartes est un simple support.
Les images du Tarot sont des icônes sacrées qui gardent un enseignement secret codifié qui s’exprime à travers les Codes et les Lois, c’est-à-dire à travers un langage qui permet une communion entre l’être humain et le sacré. Bref, ils contiennent un enseignement sur l’homme, sur sa destinée et sur les lois qui le gouvernent. Le Tarot, signifiant par ce terme l’authentique, vrai Tarot, représentent, sont, sont, une science ésotérique complète dans son propre droit. Contrairement à ce qui a toujours été écrit, même par de célèbres chercheurs et ésotéristes du passé, le Tarot, pour être expliqué, n’a pas besoin d’une interprétation dérivée d’autres sciences ésotériques, telles que la Kabbale. Le Tarot n’explique pas seulement les lois universelles, mais elles « s’expliquent », elles sont autoréférentielles, d’une manière complètement autonome. C’est-à-dire qu’ils détiennent les clés pour qu’on puisse les déchiffrer sans avoir à les chercher ailleurs, dans d’autres sciences. Les anciens alchimistes ont défini le Tarot comme la science de la science.
Venons-en donc à un concept essentiel : si le Tarot est bien plus qu’un simple outil de prédiction de l’avenir, étant une science ésotérique rigoureuse, pouvons-nous continuer à définir son utilisation uniquement comme « monnaie de papier » ? Dans le passé, cette terminologie pouvait avoir un sens car, personne ne savait avec certitude ce que le Tarot représentait, quelle était son origine et le sens profond qu’il véhiculait.